Définition QI - Quotient intellectuel
Sommaire
1 Construction des tests
2 Historique simplifié
Fin XIXe siècle : débuts de la psychologie scientifique. De nombreux chercheurs s'intéressent à la mesure de l'intelligence. Le plus avancé sur le sujet est l'anglais Sir Francis Galton, un cousin de Charles Darwin, qui ne parviendra cependant pas à mettre en place un test utilisable. Galton, inventeur du terme eugénisme, publie son livre
L'intelligence héréditaire, la raison de ses travaux étant de montrer qu'une partie au moins de celle-ci s'hérite, et d'en tirer des conclusions pour l'amélioration de l'espèce humaine.
- 1890 : Le terme « Mental Test » est employé pour la première fois par l'américain Mc Keen Cattell pour désigner une série d'épreuves destinées à mesurer les différences entre étudiants.
- 1904 : L'Anglais Charles Spearman reprend les travaux de Galton, et par l'analyse factorielle découvre un facteur général qu'il nomme Intelligence générale (c'est le Facteur g, avec g en basse casse italique)
- 1905 : Les Français Alfred Binet et Théodore Simon, travaillant à la demande de l'État sur un moyen de détecter d'avance les élèves faibles scolairement mettent au point le premier test utilisable.
- 1912 : L'Allemand Wilhelm Stern a l'idée de faire le rapport entre les résultats obtenus au Binet-Simon et l'âge réel, et invente le terme « Quotient intellectuel ». Le problème est bien sûr que ce QI n'est applicable qu'aux enfants, et à la limite, aux adultes handicapés mentaux .
- 1926 : La psychologue Catherine Morris Cox utilise les informations biographies sur l'enfance de personnes célèbres pour estimer a posteriori leur QI (Voltaire, 170; John Stuart Mill, 190; Goethe : 210). Cette étude amusante sera souvent citée.
- 1939 : L'Américain David Wechsler invente la mesure par rang (utilisation de la loi normale) qui permet l'utilisation sur les adultes. Le terme quotient est cependant conservé.
- 1939 : L'Américain William Thurstone développe la thèse de Spearman en soulevant 7 facteurs principaux qui font partie d'une multitude de facteurs :
- Facteur Spatial (Représentation des configurations)
- Facteur Perception (Saisie de détails dans une configuration)
- Facteur Verbal (Compréhension des données)
- Facteur Lexical (Mobilisation du vocabulaire)
- Facteur Mémoire (Faculté de mémorisation)
- Facteur Numérique (Réalisation de calculs)
- Facteur Raisonnement (Définir et trouver des liens entre des éléments)
- L'existence du facteur g n'en est pas pour autant mise en cause : celui-ci se retrouve en tronc commun, probablement cognitif, des autres facteurs.
- 1961 : en France, un jeune travailleur agricole "quasiment illettré" nommé Jean Frêne se voit créditer aux trois joursde sélection militaire d'un QI exceptionnel. L'affaire remonte au ministère des Armées (= de la Défense) qui lui accorde un sursis et une bourse : cinq ans plus tard, Jean Frêne décroche son diplôme d'ingénieur et embraye directement sur un doctorat. Il est actuellement (2004) professeur à l'université de Poitiers (chaire de tribologie). Cette affaire popularisera l'intérêt de la notion de QI en France. Jean Frêne y est devenu le troisième Français à obtenir la prestigieuse médaille d'or internationale de tribologie.
- 1963 : Le jeune Alexandre Boviatsis, lui aussi crédité d'un important QI et dont la mère assure pour cette raison l'éducation, obtient son « premier bac » (nom de la partie du baccalauréat située à l'époque à la fin de la classe de première) à 13 ans 1/2.
3 Quelques résultats et quelques erreurs communes
3.1 Hérédité
3.2 « Retour à la moyenne »
3.3 « Courbe en cloche »
4 Mises en cause du QI
4.1 Que mesure-t-il ? Qu'est-ce que l'intelligence ?
4.1.1 Qu'est-ce que l'intelligence ?
4.1.2 Le QI mesure-t-il l'intelligence ?
4.1.3 Un rôle pragmatique
4.2 La mesure du QI ne dépend-elle pas du contexte socio-culturel ?
4.3 Limitations
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